Pérou - Cusco et la vallée sacrée // 21- 28 janvier 2013
Cusco, capitale Inca, nombril du monde mais surtout ville ayant accueilli la seconde célébration de mes 33 ans après le beau gâteau la veille à Copacabana en Bolivie.
Les 11h de bus qui nous y conduisirent restent parmi les plus éprouvantes depuis le début de notre voyage mais sûrement les plus pittoresques !
Tout se passait assez classiquement jusqu'à je ne sais plus quelle bourgade où le bus s'est subitement retrouvé bondé de mamas cholitas chargées comme des mulets, entassant leur énormes sacs partout sous leur siège et au milieu du passage, tout cela avec des nouveaux nés sous les bras dans un bordel des plus complet. Imaginez nous (Cécile, Marc, moi et nos inséparables copains suisses) les yeux ronds, la bouche stupidement entrouverte, essayant de comprendre ce qui était en train de se passer et comment cette fantastique quantité de gens et de sacs allait pouvoir tenir dans ce bus ; répondant un timide "no gracias" aux femmes nous demandant de dissimuler on ne sait quoi sous nos sièges. Et il est peu de dire que ça se met vite à sentir le vieux bouc faisandé !
Mention toute spéciale pour Marco qui aura passé tout le voyage isolé au fond du bus coincé au milieu de toute une famille de ces adorables cholitas qui se servaient quasiment de ses genoux comme table à langer. Expérience intéressante mais alors crevante je ne vous raconte pas !
Arrivés fourbus, on récupère nos gros sacs au milieu du foutoir que sont devenus les coffres du bus et on file au centre ville retrouver Ana et Abdel venus nous accompagner pour quelques jours. Une jolie blonde aux yeux bleus et un rebeu super barraqué dans une ville du Pérou, ça ne passe pas inaperçu !
Belles retrouvailles, on trouve un chouette resto bien touristique sur la plaza de Armas (splendide cela dit en passant) où nous rejoignent nos suisses et re-anniversaire avec plein de cadeaux topissimes de Cécile et Marc (entre autres un T-shirt "llama-ha", un carnet bolivien pour mon journal de bord, une carte postale collector avec la bonne grosse tête d'Evo Moralès dessus et un pin's du Che).
Cusco est une très belle ville s'étendant au creux d'une mini-vallée, surmontée d'un grand Christus qui brille dans la nuit et dont le centre-ville est parsemé de bâtiments dont les bases sont de construction inca (grosses pierres grises parfaitement ajustées entre elles) et le reste de type colonial espagnol, témoin de l'histoire du pays.
Alors ne perdons pas de temps et filons admirer cette 8ème merveille du monde au nom de pokemon. Et là je dois rendre hommage à Cécile qui nous a organisé ça aux petits oignons malgré les difficultés!Au programme: 6h de mini-bus hardcore dont la moitié sur de la piste étroite longeant un précipice - marche de 3h pour arriver de nuit à Aguas Calientès (aussi appelée Pichuland, une statue carton-pâte d'un Inca remplaçant celle de Mickey sur la place centrale).
Réveil à 4h pour monter les 1700 marches qui mènent à l'entrée du site dans le noir, des dizaines de lampes frontales s'éparpillant dans la nuit comme une myriade de lucioles - arrivé prem´s ex-æquo avec Marc ce qui nous permet d'être en pôle position pour l'ouverture des portes à 6h, avant l'arrivée des premiers bus (les filles n'ont pas adoré ce passage là je crois, c vrai que ça grimpe dur) - et là je vais forcément manquer de mots pour décrire ce à quoi aucune photo ne peut rendre justice: une cité inca parfaitement restaurée, majestueuse, perdue dans les nuages surplombant la vallée, entourée de collines et montagnes de toutes les teintes de vert et sur laquelle le dieu-soleil va se lever, baignant progressivement le site de sa lumière rasante...
C'est grand, c'est magnifique et j'ai réellement eu les larmes aux yeux devant un spectacle d'une telle splendeur! C'est avec un très large sourire scotché au visage que je me mets à cavaler partout, l'index agité de tremblements parkinsoniens sur le déclencheur de mon appareil-photo, me dépêchant d'immortaliser la scène avant que le site ne soit envahi par les touristes.Mais avant l'invasion nous ferons l'ascension du Huayna Picchu (et à nouveau un bon gros tas de marches à gravir) pour profiter d'une vue plus globale du site. Ça permet aussi une sorte de sélection naturelle au sein du pool touristique car ici point de bus pour mâcher le travail, les vieux à cannes, les handicapés et les obèses dehors!
Le lendemain Marc décida qu'il avait vu assez de merveilles en Amérique du Sud et qu'il était temps pour lui de retrouver sa douce à Bangkok. Après 10 jours de voyage en commun nous allons donc continuer à découvrir la vallée sacrée sans le frangin Ouahnon, son enthousiasme perpétuel, sa bonne humeur constante, ses bruits bizarres et ses calembours douteux.
Et après quelques journées supplémentaires à arpenter d´autres sites incas, ce fut au tour d'Ana et Abdel de se laisser tenter par l'appel de la playa.
















